«Une classe de transition professionnelle verra le jour à la rentrée prochaine. Cette nouveauté correspond aux besoins de certains élèves en difficulté», annonce Daniel Favre, directeur du Centre de Formation professionnelle technique (CFPT) à Genève. La cible? Les jeunes de 9e classés dans le «Regroupement B» (ancienne section générale) qui n'ont pas réussi l'examen d'entrée dans l'une des 31 formations techniques proposées par le CPFT comme, par exemple, celle de micromécanicien.
Voilà pour la nouveauté proposée pour la rentrée 2010 qui, in fine, «permettra aux élèves de mieux formaliser leur projet durant l'année».
Trente et un métiers
Pour le reste, le CPFT, égal à lui-même, forme à 31 métiers techniques différents, de l'horlogerie à l'informatique, en passant par la mécanique auto- mobile ou encore la mécatronique industrielle (métier de dessinateur industriel, entre autres). A noter toutefois un changement: les métiers du laboratoire, eux, ont été transférés, pour plus de cohérence, au Centre de formation professionnelle santé et social (CFPS).
Délesté de ces sections, le CFPT attire néanmoins toujours le même nombre d'élèves. Chaque année, ils sont ainsi 1400 à se former à un métier, à plein-temps à l'école, ou en mode dual; un pied dans l'entreprise et l'autre dans l'établissement scolaire. Mais certains métiers exigent l'une ou l'autre manière de se professionnaliser.
C'est le cas du métier horloger dans le domaine du rhabillage, auquel on aboutit uniquement en restant à plein-temps à l'école. Ou, au contraire, celui de l'horloger industriel et de mécanicien auto, exclusivement accessibles via une formation duale.
Développement durable
Le centre échafaude actuellement un projet pour diminuer son impact sur l'environnement. Il s'agit de mettre à disposition, à moyen terme, un parc de vélos électriques, qui permette aux enseignants de se déplacer prestement d'un site à l'autre. Les 5 écoles sont en effet réparties sur 4 sites différents, bien que tous au Petit-Lancy.
S'il voit le jour, ce programme incarnerait à merveille le savoir-faire pluridisciplinaire du CPFT. En effet, ce sont les élèves qui seraient responsables de mener le projet à bien. Aussi, la mise en place d'un tel parc de vélos électriques solliciterait-elle les compétences de plusieurs sections: la mécanique, notamment pour la réalisation de pièces bien sûr, mais aussi l'électronique pour créer la solution de recharge de son véhicule propre, ou encore l'informatique pour gérer les prêts et les retours desdits vélos. Le premier prototype est attendu dans 1 an.